Les pathologies de la hanche

  • Le conflit fémoro-acétabulaire

Généralités

Le conflit fémoro-acétabulaire correspond à un conflit entre le col du fémur et l'os du bassin (partie appelée cotyle ou acétabulum).

Le conflit fémoro-acétabulaire est fréquent chez le sportif et l'adulte jeune, notamment pour les sports demandant une flexion forcée de la hanche (danse, arts martiaux, football, rugby). La répétition des contacts peut être à l'origine de lésions du cartilage, responsable d'arthrose précoce.

 

Diagnostic

Le principal symptôme est la douleur au pli de l'aine et souvent le patient a été traité pour des pubalgies ou même des tendinites du psoas ou des adducteurs, sans réel succès. Le patient peut également rapporter des sensations de blocage de la hanche ou des craquements.

Les radiographies standards semblent parfois normales;

certains clichés spécifiques (profil de Ducroquet ou profil de Dunn) 

peuvent être nécessaires et mettent en évidence un trouble de sphéricité

de la tête fémorale se prolongeant sur le col (bosse ou "bump"): on parle de conflit par effet came.

Parfois le cotyle est trop couvrant et on parle de conflit par effet tenaille (rétroversion, coxa profunda).

L'arthroscanner ou l'IRM de hanche montre une lésion du labrum acétabulaire (bourrelet) et/ou du cartilage.

Une géode est généralement présente sur la came fémorale.

La répétition de ces contacts prématurés et répétés peut être à l’origine de dégâts du bourrelet acétabulaire,

de dégâts du cartilage articulaire, pouvant aboutir à l’apparition d’arthrose de hanche.

Traitement

Le traitement est chirurgical. La levée de ce conflit peut se faire par chirurgie traditionnelle (à ciel ouvert) en utilisant une voie d'abord minimale invasive, ou le plus souvent par arthroscopie est aujourd’hui le traitement de référence. Les résultats cliniques sont fiables si la prise en charge de ce conflit est précoce, avant l’apparition de lésions arthrosiques.

  • L'ostéonécrose aseptique de la tête fémorale

Généralités

L’ostéonécrose de hanche correspond à la mort des cellules osseuses. Elle touche le plus souvent le sujet jeune, peut être bilatérale et présente un pronostic fonctionnel particulièrement grave car elle aboutit dans 60% à 70% des cas à la destruction de l'articulation par destruction partielle ou totale de la tête fémorale. 
Son origine peut être post-traumatique (fracture du col, luxation de hanche) ou non traumatique (corticoïdes, drépanocytose…). Parfois, aucune cause n'est retrouvée, on parle d'ostéonécrose primitive.

Diagnostic

Le symptôme d'appel est la douleur mécanique, à la mise en charge. Au début, les radiographies peuvent  normales, c'est l'IRM qui va apporter le diagnostic.

Traitement

Selon le stade de l’évolution et les caractéristiques du patient, le traitement pourra être:

  • médical : mise en décharge et prescription d’antalgiques

  • chirurgical conservateur: forage de la tête fémorale +/- greffe osseuse; rarement ostéotomie fémorale

  • chirurgical non conservateur: remplacement articulaire (prothèse totale de hanche).

  • La coxarthrose

Généralités

L'arthrose fait partie une maladie articulaire chronique, liée à la détérioration progressive du cartilage. Le cartilage ne se régénère pas donc une fois abimé, il finit par disparaitre. Au fur et à mesure de l'amincissement du cartilage, d'autres lésions apparaissent comme des excroissances osseuses se formant autour des articulations, appelées ostéophytes.

Elle peut évoluer par poussées inflammatoires, entrainant des épanchements articulaires, une majoration de la douleur ainsi qu'une perte de mobilité de l'articulation. L'arthrose est ainsi handicapante.

Il existe des arthroses:

  • primitives, sans causes évidentes. Elles apparaissent le plus souvent entre 40 et 60 ans (vieillissement et facteurs héréditaires ?). 

  • secondaires, à des malformations, des traumatismes et fractures, des efforts physiques et des micro traumatismes répétés...

De façon générales, des facteurs de risques peuvent être identifiés tels la surcharge pondérale, l’exercice physique intensif, les arthropathies microcristallines (goutte, chondrocalcinose)...​

 

Diagnostic

Le principal symptôme est la douleur dans le pli de l'aine, et pouvant irradier devant la cuisse jusqu'au genou (mimant une cruralgie). Parfois même, la douleur est ressentie uniquement au genou. La douleur est d'abord mécanique, à la sollicitation mais peut entrainer des réveils nocturnes. C'est l'inflammation de l'articulation qui est douloureuse. Elle limite le périmètre de marche.

La coxarthrose entraine des difficultés au chaussage, à la pratique des escaliers, à la position assise prolongée. Elle limite les mouvements et entraine progressivement un enraidissement.​

Elle est responsable d'une boiterie d'esquive ou liée à une tendinite réactionnelle du muscle moyen fessier. Progressivement, une amyotrophie de la cuisse et des fessiers peut survenir.

La particularité de l'arthrose est qu'il n'y a pas de corrélation entre la douleur, la clinique et la gravité réelle de cette arthrose.

Les radiographies standards sont l'examen de première intention et parfois le seul nécessaire.

 

On retrouve: 

  •  Un pincement de l’interligne articulaire qui est souvent localisé

sur la partie haute de l'articulation.

  •  L’existence d’ostéophytes, véritables excroissances osseuses.

  •  Une condensation de l’os situé sous le cartilage au niveau

du pincement articulaire

  •  Des géodes (des "trous" dans l'os)

 

(Image ci-contre: à gauche, une hanche normale, à droite une arthrose)

Traitement

Plusieurs traitements sont possibles.

  • Médical: contrôle du poids, antalgiques et anti inflammatoires, infiltrations, kinésithérapie ...

  • Chirurgical: en cas d'échec au traitement médical bien mené et de handicap, la solution reste la mise en place d'une prothèse totale de hanche.

Consultations du Lun -  Ven     

et un samedi matin sur deux

Dr Valérie LAFONTAN-CHANSEAU

 

lafontanortho@gmail.com

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